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Le Concours Complet d'Equitation (CCE) est une
discipline olympique qui se déroule en trois épreuves :
- Une reprise de
dressage
- Un parcours de fond
- Un parcours de saut
d'obstacles
Chaque épreuve est notée individuellement. Au
final l'accumulation des points des trois épreuves détermine le
classement des concurrents.
1 Le dressage
Le Concours complet débute toujours par une
reprise de dressage. Évoluant sur un terrain rectangulaire, les
concurrents effectuent un enchaînement de figures imposées en
utilisant les trois allures. L'emploi des aides, la position du
cavalier, l'obéissance du cheval et la qualité d'exécution des
figures sont les principaux points appréciés par le jury.
2 Le parcours de fond
Cette épreuve est la plus appréciée du public
car elle est la plus spectaculaire. Les concurrents doivent
franchir une série d'obstacles fixes dans un temps déterminé.
Les concurrents suivent un itinéraire qui épouse la
configuration des lieux : alternance de sous-bois, de praires
vallonnées et de terrains plats. Ce parcours est organisé en
quatre parties : un routier, un steeple-chase, un second routier
et un cross. Les concours nationaux ne comportent qu'une phase
dans l'épreuve de fond : le cross.
L'évolution des règlements, notamment
olympiques tend à rapprocher la formule nationale de la formule
internationale (le cross seulement sans routiers ni steeple).
Ces obstacles ne sont pas mobiles et par
conséquent peuvent provoquer la chute du cheval et de son
cavalier c'est pourquoi, même si ces accidents sont rares, il
est demandé aux concurrents d'avoir un équipement adapté :
protège dos, casque pour le cavalier, protection des membres
pour le cheval.
3 Le parcours
d'obstacles
Le jumping est la dernière épreuve. L'objectif
consiste à franchir les 12 obstacles du parcours sans faire de
fautes et dans un temps donné. Cette épreuve teste
principalement la capacité de récupération du cheval, la
technicité et le respect des barres.
Un peu d'histoire
D’origine militaire, le concours complet s’est
développé à partir des compétitions de cavalerie mises en place
au XIX ème siècle pour éprouver l’endurance, la
vitesse, le courage et la soumission des montures de l’armée.
A l’époque, les aptitudes au saut d’obstacles ne sont pas
encore recherchées mais la résistance à l’effort et la vitesse
largement sollicitées avec pour objectif de mener le cheval " au
bout " de ses possibilités. Des épreuves d’endurance, véritables
marathons, engagent chevaux et cavaliers sur des parcours
variant de 30 à 70 km !
C’est au début du XXème siècle que l’on trouve en
France les premières épreuves dont l’esprit se rapproche de
notre complet actuel. Le championnat du cheval d’armes regroupe
en effet quatre phases visant à évaluer les chevaux dans une
large gamme d’efforts : dressage, steeple-chase, randonnée de 48
km et une compétition de sauts. Jusqu’au milieu du siècle, le
complet reste presque exclusivement l’affaire des militaires ;
les médailles d’or conquises aux jeux de Londres en 1948 et
d’argent à Helsinski en 1952 par deux officiers français en
attestent.
De leur côté, les Anglais et les Irlandais, grands amateurs
de chasses à courre, trouvent dans cette discipline un nouvel
exercice pour éprouver la résistance et le courage de leurs
robustes hunter. Le complet se développe vite en Grande Bretagne
et le Badminton Horse Trials en est le point d’orgue.
Dans les années 80, les enseignants développent la discipline
au sein des clubs et cette pratique trouve enfin son public. Les
épreuves se multiplient et le complet s’organise. Les
concurrents évoluent aujourd’hui sur des parcours de qualité
offrant un maximum de sécurité.
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