Ouverte à tous, cette discipline regroupe un
grand nombre de cavaliers qui pratiquent le saut d’obstacles dans le but de
concourir mais aussi pour le plaisir et les sensations qu’il procure. C’est
aussi une préparation à une équitation plus complète qui mènera le
pratiquant vers des disciplines différentes où l’aptitude à franchir des
obstacles est sollicitée : TREC, concours complet par exemple ou plus
simplement la balade et la randonnée.

Le saut d’obstacles met en scène un cavalier et son cheval
sur un terrain clos jalonné d’obstacles. Les barres et les éléments qui les
composent sont mobiles et tombent s’ils sont percutés. Dès lors, il s’agit
pour le couple cavalier-cheval de franchir ces obstacles dans un ordre
précis et en un temps donné. Des pénalités en points ou en temps sont
attribuées en cas de refus, de chute ou lorsqu’une ou plusieurs barres
tombent.
Cette discipline demande au cavalier et à son cheval un
accord parfait car de nombreux paramètres tels que l’impulsion, la vitesse,
la trajectoire, le nombre et la longueur des foulées doivent se combiner
afin de garantir un parcours sans faute. L’appréciation du cavalier et la
bonne communication qu’il aura avec son cheval seront les garants de cette
réussite.Lors des compétitions, c’est le chef de
piste qui est chargé de l’élaboration des parcours. Il agence la piste,
définit les dimensions et le type des obstacles en fonction du niveau de
l’épreuve et des caractéristiques du terrain. Puis, c’est le temps de la "
reconnaissance " qui permet au cavalier de découvrir à pied les obstacles,
leurs difficultés techniques et de mémoriser leur ordre et sens de
franchissement.
En règle générale, deux méthodes sont utilisées pour
l’appréciation des parcours : le barème A avec des pénalités en points selon
les fautes commises et le barème C, qui transforme les fautes en secondes
additionnelles ajoutées au temps du parcours. Dans un cas, il faut faire le
moins de points possibles, dans l’autre le moins de temps possible. Les
ex-aequo en nombre de points peuvent être départagés par le temps du
parcours ou une épreuve complémentaire, appelée barrage.
Les chevaux utilisés sont de toutes races et de toutes les
tailles. L’important étant l’adéquation entre le niveau du cheval et la
difficulté du concours. De même, les cavaliers disposent d’une large gamme
d’épreuves leur permettant de progresser et de se mesurer à des cavaliers de
même niveau ou de niveau supérieur dans des épreuves ouvertes.
Les jeunes cavaliers évoluant à poney bénéficient
d’épreuves adaptées à leurs âges, leurs niveaux et la taille de leurs
poneys.
De nombreux concours officiels et d’entraînement sont
organisés au sein des clubs réunissant chaque week-end de nombreux
participants.

Aujourd’hui, la France est très impliquée dans l’organisation
de compétitions nationales et internationales. Les cavaliers français
évoluent aux meilleurs niveaux et les épreuves de CSO sont de plus en plus
populaires. Les terrains, aux dimensions raisonnables, se prêtent bien aux
manifestations publiques de même que les règlements sont suffisamment
simples pour que les spectateurs se prennent au jeu. Et pourtant, cette
discipline est assez récente…Un
brin d’histoire…
L’homme a, de tout temps, associé le cheval à ses
activités : vie quotidienne, travail, guerre et loisirs. Il est à peu près
certain que le cheval saute des obstacles depuis longtemps mais on note un
intérêt tout particulier pour cette aptitude au XVIIIème siècle.
A cette époque, en Grande-Bretagne, la chasse est une
activité très prisée d’autant que les campagnes abritent alors quantité de
gibier et d’animaux nuisibles à pourchasser. Les Anglais et les Irlandais
s’élancent alors à fond de train aux trousses de leurs proies accompagnées
de meutes aboyantes et déterminées. Très vite, il apparaît que les chevaux,
capables de franchir les obstacles naturels (troncs couchés, rivières…) et
de galoper sur tous types de terrains, sont les plus efficaces pour ce genre
d’activité. Par ailleurs, l’édiction de lois sur le clôturage des propriétés
impose l’installation de barrières, murets et clôtures… autant d’obstacles à
franchir !
Dès lors, les cavaliers anglo-saxons se soucient
d’apprendre à sauter à leurs chevaux et exigent de leurs montures de savoir
franchir n’importe quel obstacle tout en gardant un rythme soutenu. De là
naissent les premiers grands steeple-chase et les parcours d’obstacles qui
permettent aux hommes d’évaluer les chevaux et de se mesurer les uns aux
autres.
La France commence elle-aussi à s’intéresser à ces
nouvelles activités. En 1865, le Marquis de Mornay créé la Société Hippique
Française (SHF) qui a comme vocation de mettre en valeur l’élevage et de
développer la pratique et le goût de l’équitation. En 1870, la SHF introduit
dans son programme des épreuves de saut et, en 1882, paraît le premier
règlement de concours hippique.
Dès lors, de nombreuses épreuves voient le jour
préfigurant les grandes disciplines équestres d’aujourd’hui. Le début du XXème
siècle voit tomber des records de saut en hauteur : 2,35 m en 1906, 2,36 m à
Vittel en 1912, 2,38 m en 1933 jusqu’au fameux 2,47 m franchit en 1949 par
le cavalier chilien Alberto Larraguibel.
Aujourd’hui, les épreuves de puissance sont rares, les
cavaliers hésitent à lancer leurs chevaux sur des obstacles énormes au
risque d’imposer à l’animal un effort trop intense. L’harmonie et la
complicité sont recherchées sur des parcours très techniques et souvent
spectaculaires.
LES
ACTEURS DU CSO
- L’organisateur : il est à l’initiative
du concours, c’est lui qui réunit les moyens humains et matériels
nécessaires au bon déroulement des épreuves.-
Le chef de piste : il est responsable de
l’agencement de la piste, de l’harmonie du tracé et du respect des côtes.
- Le jury : il évalue le parcours des
cavaliers en fonction du barême défini et établit le classement, il veille
au respect du règlement et assure la transmission des résultats aux
instances officielles
- Le
chef de paddock : il est chargé d’organiser et surveiller la détente des
chevaux avant leur entrée sur le parcours.
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LES MOTS DU
CSO
Stationatta : obstacle droit
Oxer
: obstacle large
Spa
: obstacle de volée
Combinaison
: ensemble d’obstacles rapprochés se négociant en tenant compte
les uns des autres
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POINT
REGLEMENT
Les pénalités :
Une barre tombée : 4 points / Premier refus : 4 points / Deuxième refus : 4
points / 3ème refus : élimination / Chute : élimination / dépassement de
temps : 1 point par seconde au barême A, au barême C 4 ou 3 secondes
pour une barre tombée sont ajoutées au temps de parcours.
Les barêmes :
- Barême A au chrono : il faut faire le moins de points en un minimum de
temps. Un barrage départage les cavaliers ex-aequo.
- Barême C : il faut être le plus rapide, chaque barre tombée pénalise de 3
ou 4 secondes le cavalier, les refus ne sont pas pris en compte à
l’exception du 3ème qui disqualifie le cavalier.
Note : les barrages peuvent être « intégrés » (parcours à faire sans faute
et barrage sur les derniers obstacles du parcours) ou immédiats (après
quelques secondes de récupération et un sans faute, le cavalier repart sur
le barrage).
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